La carretera austral

Après avoir profité de la clémence du climat et de la beauté des paysages de la région des lacs, il est temps de s’attaquer à un gros morceau : cap sur le sud toujours, plus précisément sur le grand sud maintenant, en direction de la Patagonie chilienne.
Nous atteignons en milieu de journée Puerto Montt, petite ville qui présente déjà des airs de bout du monde, avec ses maisons en bois blotties sur les hauteurs d’une large baie aux eaux froides. Mais Puerto Montt, c’est surtout l’endroit où commence la route 7, autrement nommée « Carretera Austral », et ça c’est synonyme de grand sud, de paysages à couper le souffle et d’isolement.
Cette route a été construite sous l’impulsion du dictateur Pinochet (elle a d’abord été baptisée Carretera General Augusto Pinochet), afin de désenclaver cette région du sud Chili et permettre une certaine continuité du territoire, en s’affranchissant de la traversée obligatoire du territoire argentin pour atteindre par voie terrestre les bourgades reculées de cette région. Les premiers tronçons ouverts à la circulation à la fin des années 1980, elle est encore aujourd’hui goudronnée sur une partie seulement de son tracé et ne reliera pas Punta Arenas avant encore de nombreuses années de travaux.
Parcourir la Carretera Austral, c’est plonger dans des paysages qui nous rappellent le Canada, voire certains fjords de Norvège. Son tracé est en effet jalonné de traversées de plusieurs bras de mer, l’occasion d’admirer les monts boisés, d’autres enneigés, qui bordent le rivage, et de rencontrer nombre de motards, cyclistes et autres backpackers qui s’aventurent sur cette route durant l’été austral.

Puerto Montt

Début de la Carretera Austral








C’est d’ailleurs de bon matin, au moment d’embarquer pour 5 heures de traversée sur le ferry nous menant de Hornopirén à Leptepu, que nous voyons surgir nos potes espagnols baroudeurs juchés sur leurs 150 cm3 achetées en Colombie. Cela fait plaisir de les retrouver là et on prévoit de camper ensemble le soir-même. Ils sont en compagnie de Pedro, jeune chilien à la carrure imposante qui vit, à fond, sa première aventure motorisée au guidon de sa 125 « custom » récemment acquise. Nous faisons également la connaissance de Matias et son père Alfonso, deux santiaguinos en virée dans le sud, ainsi que de Rob, californien d’origine Hong-Kongaise qui descend d’Oakland près de San Francisco sur son KLR 650. Humour californien chevillé au corps, langue pendue et rire communicatif, Rob ne le sait pas encore mais il va faire un bout de route en notre compagnie et nous accompagner dans une belle galère !

Alignement de motos en attente d’embarquer sur le ferry

Chris, Rob, Juan et Azahara




Dis monsieur, ça se conduit comment un bateau ?



Alfonso (sponsor) et son fils Matias (sponsorisé).
Question posée à Matias, pilote de motos cross chilien : « Elles sont sympas vos grosses et récentes BMW 1200, c’est sympa de voyager avec son père ? Tu ne l’attends pas trop souvent ? »
Matias : « Non c’est sympa et puis je suis étonné parce qu’il avance plutôt bien le padre ! »
Matias (en aparté à demi feinte) : « Et surtout, c’est mon sponsor, donc je critique pas trop ! »



Au débarquement du ferry après 5 heures de traversée, nous avons tous conscience que seule une petite dizaine de kilomètres de piste gravillonneuse nous sépare du prochain embarquement pour une ultime traversée de moins d’une heure. C’est donc une certaine ambiance de départ de spéciale qui règne lorsque les motos s’alignent face à la porte du ferry sur le point d’être descendue. Oh, personne ne défie personne ouvertement non, mais chacun s’équipe, vérifie sa monture et fait chauffer le moteur de sa machine consciencieusement, tout en jetant quelques regards de ci de là, jaugeant ses « concurrents »…
La porte du ferry n’a pas touché le ponton que l’on entend déjà résonner dans la carlingue du bateau les « clong » caractéristiques produits par l’enclenchement du premier rapport sur une moto : ça va saigner !
Et pan ! Le départ est donné ! A la surprise générale, c’est un couple formé du père et de la fille qui prend la tête de la course dès la grille de départ, aidés par le couple camionesque délivré par leur bestiale et flambant neuve KTM 1190 Adventure. Chris, bénéficiant d’un bon placement sur la grille de départ, s’élance en deuxième position et pense pouvoir recoller au train de la KTM assez rapidement. Derrière, Tibo et Rob bataillent pour la troisième place, reléguant les petites cylindrées et les contemplatifs en fin de classement.
Chris, qui parvient à remonter la KTM, plus lourde et plus chargée, dans les parties sinueuses, se voit à son grand étonnement distancé à chaque ligne droite. Mais c’est qu’il ouvre copieusement le papa sur cette piste de graviers ! Et avec sa fille derrière lui en plus ! Piqué au vif, Chris décide de lâcher les watts de la BMW dès la prochaine sortie de virage et de pourrir cet ancêtre et sa grosse moto toute neuve.
Sauf que le sort en décide autrement… et paf ! C’est le drame ! En roulant un peu au-dessus de la limite du raisonnable, Chris le rookie du rallye n’a pu éviter un trou plus gros que les autres et pince sa chambre à air… Crevaison de l’avant. Tout espoir de victoire, même de podium, est définitivement perdu.
Il peut heureusement compter sur le support et le réconfort de tout le team pour affronter cette épreuve. C’est ainsi que Juan, Azahara, Pedro, Rob et Tibo le soutiennent pour réparer en bord de piste et rentrer sagement au paddock… Comme quoi une victoire de spéciale, ça ne s’improvise pas.



En fin de journée, nous établissons tous ensemble le campement à Chaitén en bord du Pacifique, et nous nous rappelons notre principal objectif : profiter des paysages, des rencontres, et rallier Ushuaia. Cela implique notamment de prendre soin de sa monture et ne pas jouer les Péterhansel d’opérette à la première provocation lancée par un local de l’étape !
Nous passons donc la soirée calmement au coin du feu en compagnie d’une tripotée de backpackers chiliens profitant eux aussi de l’été austral pour parcourir la Carretera du même nom.



Et c’est dans une ambiance plus relax et contemplative que nous reprenons la route le lendemain en compagnie de Rob le californien, et après avoir donné rendez-vous aux petites cylindrées un peu plus au sud. Et nous faisons bien de prendre notre temps car les paysages sont saisissants, et notre étape du jour nous offre d’admirer de larges rivières aux couleurs « fonte de glacier » cernées de pics enneigés, au premier plan desquels s’étalent des monts particulièrement verts et boisés. Notre progression est également jalonnée de minuscules bourgades dans lesquelles le temps paraît être suspendu. Maisons de bois et de tôle, rues non pavées, gauchos taciturnes débarquant en ville à cheval entourés de leurs chiens, poêles à bois qui fument au-dessus des toits dans l’air immobile et cristallin d’une fraîche fin de journée, le temps semble bien s’écouler différemment dans ce coin reculé de la Patagonie chilienne.

Rob sur son KLR 650











Cette Carretera Austral voit passer toute une faune diverse et variée de touristes en quête d’aventure et de territoires sauvages. Et le spectre des moyens de transport est étendu : de la voiture de location à la marche sac au dos, en passant par le vélo, la moto, voire le gros camion 4×4 Unimog équipé camping car, nous croisons un peu de tout sur cette route du bout du monde.
Aujourd’hui, nous croisons Johnny, au milieux de nulle part, la chambre à air du pneu arrière de sa 125 cm3 dans les mains.
Tibo s’arrête : « Holà ! Salut, ça va ? Besoin d’aide ? »
Johnny : « Salut, moi c’est Johnny, anglais de 23 ans. J’ai acheté une 125 à Santiago et je suis parti la truffe au vent. J’ai crevé et j’ai pas de quoi réparer ! »
Tibo : « Aller on va t’aider. Tu m’as l’air d’un sacré loustic mon p’tit père ! »
Rob, dans un grand rire : « Claro qu’on va t’aider, parce qu’on en a des rustines, nous. On en a même à vendre : c’est 100 dollars l’unité ! »
L’humour californien on vous dit.
Et nous voilà à réparer la crevaison de Johnny en bord de route, profitant du soleil qui nous réchauffe la carcasse.
Malgré son jeune âge, Johnny n’en est pas à son premier voyage à moto, et il s’est par exemple déjà rendu d’Angleterre jusqu’en Mongolie aller et retour sur une Suzuki Van Van 125 ! Le bougre. Mais alors pourquoi n’as-tu même pas des rustines avec toi Johnny ? On comprend que Johnny c’est un garçon cool, sans trop de plans, et qui fait confiance à la vie pour le sortir des mauvais pas. Bon, pour le moment ça marche on dirait !
Une fois sa crevaison réparée, nous laissons Johnny. Nous le retrouverons le soir-même et partagerons un dortoir d’auberge et une bière dans la petite bourgade de Puyuhuapi.





Nous disons une nouvelle fois au revoir à Johnny, sachant que dans ce coin du monde, les voyageurs ont tous plus au moins la même destination. C’est donc plus un « à la prochaine » qu’un véritable au revoir que nous adressons à l’explorateur anglais, avant de nous élancer à l’assaut du col qui se dresse entre nous et l’une des plus grosses bourgades de la Carretera, Coihaique. Sous ces latitudes, les montagnes n’ont pas besoin d’être bien hautes pour être enneigées, voire abriter des glaciers pour certaines d’entre elles, et nous sommes contraints de faire une petite pause pour ajouter une couche plus chaude sous nos blousons. Nous avons peut-être été optimistes en partant ce matin, parce que le mercure ne dépasse pas les 5°C en milieu de journée dans ces montagnes ! Nous avons la confirmation de la fraîcheur du climat local au détour d’un virage, lorsque un coup d’oeil dans le rétroviseur nous fait prendre conscience que ce n’est rien moins qu’un glacier qui nous surplombe quelques centaines de mètres derrière nous !

Glacier Queulat (partie visible, parce que derrière ça s’étend sur plus de 1 500 km2…)

Rob et Chris



Nous ne sommes pas mécontents de retrouver une certaine douceur en redescendant ce col. Après une nuit passée à Coihaique, nous poursuivons notre progression sur la Carretera, qui nous abreuve de paysages aux accents tour à tour bucoliques, champêtres, parfois plus sauvages et aux arêtes plus aigües.




















Nous arrivons en fin d’après-midi dans le petit pueblo de Puerto Tranquilo, en bord du lac General Carretera. Nous croisons quelques drôles de zigues voyageurs et passons la soirée dans un bar en compagnie d’autres drôles de zigues voyageurs. C’est dingue le nombre de drôles de zigues voyageurs que l’on croise sur la carretera, et notamment ce jour-là dans la mini bourgade de Puerto Tranquilo ! La présence d’une station essence y joue probablement un rôle.

Croisé sur la Carretera Austral : couple anglo-colombien qui descend de Montréal en Vespa !

Pueblo de Puerto Tranquilo : un barman italien au milieu de la Patagonie

Markus, un allemand en mode sauvage : il ne retrouve la civilisation qu’une fois de temps en temps, pour faire le plein de vivres et boire une bière (ou deux), avant de se renfoncer into the wild et poursuivre son voyage à pied à travers monts et forêts…

Après une soirée bien agréable avec nos nouveaux potes, nous quittons le lendemain la Carretera Austral pour nous engager sur la route qui contourne par le sud le lac General Carrera (côté chilien) ou lac Buenos Aires (côté argentin) afin de passer la frontière avec l’Argentine à Chile Chico, avant dernière frontière carrossable avant la fin de la route.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce lac et ses environs ne nous offrent pas le spectacle le plus désagréable qu’il nous ait été donné de voir !





















Et voilà, nous laissons pour le moment le Chili derrière nous. Nous rejoignons la petite ville de Perito Moreno (rien à voir avec le glacier du même nom), où nous rattrapons la Ruta 40 qui nous reconduira au Chili plus au sud.




Un peu comme sur la Carretera Austral, les stations essences en Patagonie argentine ne sont pas nécessairement très espacées, mais il vaut mieux ne pas en rater une. Elles ne sont pas toutes toujours bien approvisionnées et tomber en panne au milieu de la pampa en plein vent n’est pas le plus amusant. Nous refaisons donc le plein dès que l’occasion se présente, et les autocollants des voyageurs passés par là avant nous semblent indiquer qu’ils ont certainement adopté la même stratégie.

Croisé sur la Ruta 40 : un voyageur colombien sur son scooter 110 cm3

La Ruta 40 est asphaltée et de bonne qualité dans la région. Nous avons néanmoins croisé quelques motards remontant vers le nord qui nous ont prévenu qu’il y avait 60 kilomètres de « ripio » (route sans revêtement) devant nous, mais que c’était un passage facile. Seule une portion d’une dizaine de kilomètres peut éventuellement être plus difficile en cas de pluie. Bon, très bien, rien d’alarmant en somme. Nous nous élançons donc confiant, une fois le plein fait, en direction de cette portion de « ripio », que nous atteignons en fin d’après-midi.

Ah tiens, c’est marrant il tombe quelques gouttes de pluie. Enfin, elle commence à peine, et nous aurons tôt fait de franchir cette partie non goudronnée de la 40, qui de plus nous paraît plutôt facile de prime abord…
Mais après quelques kilomètres de gravier et de piste dure, nous atteignons un passage de boue. Ou plutôt de glaise, ou d’argile. Le type de boue qui colle par paquets de 5 kg sous les chaussures à chaque pas, qui fait glisser les motos, et qui surtout s’agglomère sous les gardes-boues et sur les roues jusqu’à en bloquer leur rotation… et provoquer la chute de l’ensemble moto-pilote… Il faut croire qu’en réalité la pluie ne faisait pas que commencer, et qu’elle doit arroser copieusement toute la zone depuis un petit moment…
Après une ou deux chutes chacun suite à un de ces blocages de roue avant intempestifs, et après avoir lutté pour se défaire de cette boue compactée sous nos garde-boues, nous parvenons tant bien que mal à rejoindre une portion de gravier plus roulante… Bon, si le pire est passé, ça va !

Mais non. Quelques kilomètres plus loin, rebelote, nous nous trouvons face à un autre passage boueux. Tibo s’est déjà engagé dedans et s’est immobilisé quelques mètres plus loin, alors que Chris et Rob se sont arrêtés avant pour tâter le terrain. Rob ne le sent pas trop et a peur de cramer un joint de culasse ou de fumer son embrayage à force de le faire patiner à deux à l’heure dans l’épaisse bouillasse. Pendant ce temps, Tibo a déjà ré-enclenché la première et parvient à progresser de quelques dizaines de mètres… avant d’entendre son moteur monter dans les tours d’un coup sans plus avancer.
Et mierda ! l’embrayage de la V-Strom viendrait-il de rendre l’âme ? Là ? Dans cet épaisse bouillasse au milieu de rien, en fin de journée ?
Non non non et non ! Voyons, laissons la Suz’ refroidir un peu, calmons-nous, fumons une clope, réfléchissons, ça ne sert à rien mais ça fait gagner du temps avant de devoir se rendre à l’évidence. L’embrayage de la V-Strom est cramé ! Nom d’une pipe de bo#*el de mer#e !!
Nous parvenons au bout de longues minutes d’intense effort à pousser la moto en bord de route dans un endroit qui ne bloquera pas la circulation, et décidons que Chris et Rob tenterons de rejoindre le prochain pueblo de Tres Lagos en empruntant la route en construction que longe le chemin pourri sur lequel nous évoluions jusqu’à présent. Cette route paraît être plus roulable, avec du gravier, pas de boue.
Nous laissons donc Tibo avec de l’eau, quelques biscuits, et une lampe frontale vers 21 heures et nous lançons à la nuit tombante sur le gravier de cette route en construction. Mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas, et à moins de 3 kilomètres de là, la route devient à son tour un piège gluant de glaise épaisse et collante… Rob et Chris se rendent compte au bout d’une centaine de mètres que cette route est définitivement impraticable pour des motos, et décident de faire demi-tour en essayant de ne pas cramer à leur tour leur embrayage. Mais à chaque tour de roue, il faut s’arrêter et déblayer durant de longues minutes toute la boue qui s’accumule dans les passages de roue et sous les gardes boues, jusqu’à les casser. Ils progressent de deux tours de roue par demi-heure, dans la nuit et sous la pluie qui ne tarde pas à reprendre… Ah mais quel enfer !
Finalement, Rob avec son mono 650 plus léger, et un garde-boue type cross, parvient à s’extraire de ce bourbier. Il faudra plus d’une heure de plus à Chris.
Voyant que sa roue avant se bloque à chaque tour de roue, Chris décide de retirer purement et simplement le garde-boue. Et ça repart… pour deux mètres avant que la roue avant ne se bloque de nouveau. C’est maintenant une durit de frein qui a été attrapée par l’argile… Nouvel essai après avoir accroché la durit un peu plus haut, sans succès. Libérer de l’espace au-dessus de la roue a réduit l’espace libre sur le côté, la boue a encore une fois accroché la même durit, et en prime la commande de frein avant devient molle. Cette durit est maintenant en train de fuir… On se calme, on réfléchit, et on fait en sorte de ne pas y passer la nuit !
Bon, alors quitte à ne plus avoir de frein avant, autant virer purement et simplement cette durit de mer*e qui empêche d’avancer. Et finalement, ça passe ! Nous nous échappons de ce bourbier pour rejoindre Tibo exténués à une heure moins le quart, après une balade de plus de 3h30 pour moins de 6 kilomètres aller-retour…
Quand à Tibo, il avait monté la tente dans la boue et se préparait à passer la nuit seul dans la boue, le froid et sous la pluie, pensant qu’on ne viendrait plus le chercher avant le lendemain matin avec de l’aide. En réalité non, on était là, à 2 kilomètres, à faire joujou dans la bouboue… Pour l’aide extérieure, on verra demain parce que maintenant on en tous a marre, on est tous fatigué et on va tous se coucher.

Le lendemain matin, un touriste allemand dans un gros 4×4 Toyota prend Chris en stop et le conduit jusqu’au village de Très Lagos, non sans quelques glissades malgré les 4 roues motrices.
Sur place, il parvient au bout de quelques heures à dénicher un bonhomme, « El Turco », prêt à faire l’aller-retour avec son pick-up, moyennant finances, pour déloger trois motards pris au piège de la boue de la cuarenta.
Hommes et machines sont finalement extirpés du bourbier et rejoignent Très Lagos en fin d’après-midi. Une bonne douche, quelque chose à manger, une bière fraîche, et un gros dodo nous paraissent paradisiaques !


Mais la réjouissance ne dure qu’un court instant. Il va maintenant falloir trouver des disques d’embrayages de rechange pour la V-Strom… Là, au beau milieu de la Patagonie…

Bookmarquez le permalien.

6 Comments

  1. bravo pour ces splendides photos, quel régal! courage à vous pour les pièces…merci

  2. « Ushuaïa » je voulais écrire…la bise à Nicolas H.

  3. Quelle merde! mais quel régal de vous lire les gars.
    On pense à vous. j’espère que vous allez pouvoir arriver à Ushaïa un jour…Des bises.

  4. Kimito, el rey del consejo

    Aaaaah, vous auriez du passer un an en uruguay, la bas au moins, pas de boue ni de montagnes!!!

  5. m’est avis qu’il fait son beurre El Turco à dépanner les baroudeurs…
    Bon un beau chapitre à ajouter, en plus avec toutes ses rencontres, très fréquentée la carretera austral..

  6. c’est bon ça ! c’est ce qui laisse les meilleurs souvenirs (ou pas …) !!! et puis comme ça, le temps d’attendre les pieces, vous avez le temps d’ecrire ! Merci à vous d’avoir encore le courage de partager avec nous la super big baroude ! Bisous !

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