¡ Locombia !

Bogota, Distrito Capital. La grande ville, vous savez comme on aime ça. Mais nous nous y rendons pour la bonne cause. La bien-aimée de Tibo le rejoint pour une dizaine de jours, une petite pause « retrouvailles » au milieu d’une année loin l’un de l’autre.
Et en plus du bonheur de se retrouver, Gégé ramène dans sa besace quelques provisions bienvenues. Deux bouteilles de vin, du foie gras (la maman de Chris a eu peur qu’on soit en manque. On ne s’en était pas aperçu, mais on s’est rendu compte qu’on était en manque une fois qu’on y a goûté) et des livres en français notamment. Non, nous ne sommes toujours pas passés aux liseuses électroniques, bien pratiques paraît-il. Nous sommes toujours scotchés au papier (façon de parler). Et après quelques tentatives de lectures anglaises, nous ne sommes pas mécontents d’avoir quelques livres en français pour les prochains mois. Plus ou moins communiquer en anglais est une chose, lire un livre en anglais en est une autre. Surtout si le but de la manoeuvre est de se détendre.
Bref, nous voilà donc réapprovisionnés en nourriture pour le corps et pour l’esprit. Chouette. Et Tibo a même droit au bonus nourriture pour le coeur. Ce petit break à Bogota commence bien.
D’autant qu’au niveau logement, si les tourtereaux se sont dégotés un petit nid d’amour dans un hôtel, Chris bénéficie lui d’un appartement entier pour lui tout seul, sympathiquement mis à disposition par Clemencia, la maman d’une amie colombienne. Cela fait bien longtemps qu’il n’avait pas vécu dans une telle opulence !
Dix jours dans une grande ville, c’est en plus des retrouvailles, aussi l’occasion d’une bonne révision pour les motos, qui en avaient besoin, et le temps de se poser, se reposer, se réorganiser, et de pallier certaines petites carences. Cela va de remplacer une connectique GPS défaillante à faire réparer des iPhones maltraités, en passant par l’achat de graisse pour chaîne de moto, le lavage des garnitures de casque (après un mois à transpirer dans la moiteur de l’Amérique centrale, il devenait difficile de supporter notre casque la visière fermée…). Et on en passe…

Mais nous avons quand même trouvé le temps de visiter la capitale colombienne. Monica, une amie bogotanaise de Gégé, nous a accompagné pour nos premiers pas dans la Candelaria, le vieux Bogota. Merci Monica !

Les trois (têtes de vainqueurs) devant la Catedral Primada de Colombia

Plaza de Bolivar

Congreso de la Republica

Parque Tercer Milenio

Un coin de la plaza de Bolivar

Quartier de la Candelaria

Museo de la Casa de Moneda

Museo Botero

Il n’y a pas que du Botero au Museo Botero

Retour dans la Candelaria

Gégé et Monica

Parque De Los Periodistas

Vendeur de rue

Pause café bien méritée

Art de rue

Marché en début de soirée, sur une rue rendue piétonne le week-end

Cette introduction faite à la ville par Monica, nous étions prêts à affronter les affres de cette métropole de 9 millions d’habitants par nous-mêmes.
Parmi les affres, citons entre autres la sur-fréquentation du Transmilenio (lignes de bus circulant sur voies réservées) qui rappelle trop le métro parisien aux heures de pointe. La pluie, les orages plutôt, qui frappent (lors de notre séjour) la ville tous les jours invariablement entre 14h et 17h. Et les embouteillages continuels mêlant nuées de deux-roues virevoltant, 4×4 récents, vieux pick-up brinquebalants, berlines dernier cri ou vieilles Renault 9, 11, 12 ou 18 au choix. Plus un tas de bus, colectivos, camions, camtars et bahuts déglingos qui crachent les résidus de combustion de leurs moteurs vieillots sans vergogne ni filtre à particule. Ni même un catalyseur. Selon des estimations pointues (les nôtres), être dans le sillage d’un de ces camtars lors d’une accélération, c’est prendre 20 ans de tabagisme dans les poumons.
Pas de quoi se décourager, ces légers désagréments sont vite oubliés face à l’amabilité, la gentillesse et la bienveillance des colombiens, qui sont toujours enclins à rendre service, et avec un sourire non feint en prime.
Nous y retournons donc, mais en prenant un peu de hauteur, voir si nous pouvons nous extraire un tant soit peu de la pollution.

Cerro de Monserrate, qui surplombe la ville de ses 3 150 mètres

Mais vue de haut, la ville prend un aspect gris et terne qu’elle n’a pas nécessairement d’en-bas, selon les quartiers. Un changement de couleur et un peu plus d’éclat ne seraient pas pour nous déplaire. Direction le musée de l’or pour en prendre plein les mirettes face à la quantité de métal jaune présente, la beauté des pièces, leur histoire et la culture dont elles sont issues. Et puis ça tombe bien, la pluie menace.

Museo del Oro

Mais il est tout de même possible de respirer un air de meilleure qualité à Bogota sans rester enfermé dans un musée, aussi passionnant soit-il. Une option consiste à s’échapper quelques instants du tumulte de la ville dans un de ses nombreux parcs, dont le jardin botanique.

Jardin Botanique

Retour dans les rues de Bogota

Le week-end à Bogota, on sort, on déambule, on se promène, on se rencontre. Et on profite du beau temps qui revient juste avant notre départ !

Pendant une semaine, pour nous donner l’illusion que nous n’étions pas dans une grande ville, nous avons testé prendre de la hauteur, s’enfermer dans un musée, s’évader dans un parc. La prochaine expérience consiste à s’enfoncer à plus de 180 mètres sous la montagne, en plein coeur d’une mine de sel. Alors d’accord, cela nécessite en réalité de se rendre à 40 kilomètres au nord de Bogota pour rejoindre le pueblo de Zipaquira, qui offre en soi un environnement beaucoup moins urbain, voire carrément bucolique. Une fois sur place, l’intérêt de s’enterrer sous la montagne pour échapper à la ville perd un peu de sons sens. Mais peu importe, quitte à être là, nous nous enfonçons quand même à 180 mètres sous la montagne. Nous ne l’avons pas regretté.

La cathédrale de sel de Zipaquira

Le pueblo de Zipaquira

Au bout de dix jours, nous avons finalement compris comment échapper à l’emprise d’une grande ville. Il ne faut pas y rentrer. Cela étant, les grandes villes ont aussi leurs bons côtés. Elles permettent de trouver à peu près tout et n’importe quoi – et même certaines choses utiles à des baroudeurs, elles offrent des découvertes culturelles saisissantes, parfois des petits quartiers où il fait bon flâner, et sont de surcroît des noeuds de transports qui permettent aux amoureux éloignés de se retrouver.
Mais les meilleures moments connaissent malheureusement une fin, c’est même à ça qu’on les reconnaît, et il est temps pour Gégé de rentrer en France, et pour nous de nous diriger plus au sud où de nouvelles aventures et un autre rendez-vous nous attendent.

Bookmarquez le permalien.

6 Comments

  1. Marc et Brigitte PLAYS

    Bonjour Thibault, c’est super! tu as eu droit à une annonce dans le journal « La Tribu Libre »

  2. Et voilà que je retrouve toutes les sensations offertes par cette gigaville…. Grâce à vous…. Visités également Monserrate, le jardin botanique et ses milliers d’orchidées, la cathédrale de sel de Zipaquira….. Merci !!! Je montre vos photos à mon fils colombien…. Besitos hasta pronto…..

  3. Bravo les gars et merci de nous faire voyager
    Merci de penserà mettre qq photos des motos
    Bonne route

  4. Attention à l’Agua Caliente!

  5. Merci les baroudeurs … je suis déjà nostalgique en lisant cet article, j’ai la larme à l’oeil … bisous

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