Oaxaca, el México tranquilo

Quitter Mexico DF, c’est prendre un grand bol d’air frais. Même si la ville est perchée à 2.400 mètres d’altitude, on n’y respire pas l’air pur des montagnes! On respire déjà mieux en passant le col qui sépare la capitale de la ville de Puebla. Nichée entre trois volcans dont le fameux Popocatepetl (5.426 m), connu pour la fumée qu’il dégage depuis quelques années maintenant, Puebla n’est qu’à 130 kms de Mexico. L’étape est courte et nous en profitons pour y faire un tour dans l’après-midi. Avec ces maisons d’époque coloniale, ornées pour quelques unes de faïence multicolores, et ses innombrables églises, le centre ville de Puebla vaut le détour. Emilio vaut le détour également.



Cathédrale de l’Immaculée-Conception



Emilio, aka « Speedy Gonzalez », et son « Cemites » favori

Nous avons rencontré Emilio sur le parvis de la Cathédrale. Casquette « Florida » vissée sur la tête, trois dents en moins mais le sourire communicatif, une gouaille à toute épreuve, Emilio arpente les rues de sa ville à la recherche de touristes, dans le but d’exercer ses élèves au maniement des langues étrangères. Car Emilio, derrière ses airs de joyeux vagabond, est professeur d’anglais pour les mexicains et professeur d’espagnol pour les étrangers. Et si le coeur lui en dit, que vous lui faites assez confiance pour le suivre, et que vous êtes en forme, vous avez le droit à une visite guidée du centre ville, avec quelques cours intérieures et autres lieux improbables en prime, qu’il nous aurait été difficile de trouver seuls.

Les petits lieux « secrets » d’Emilio



Iglesia de Santo Domingo

Y el Capilla de Rosario

Une autre église… Ce n’est pas pour rien qu’on surnomme Puebla « la Rome des Amériques »


Nous poursuivons notre chemin vers Oaxaca, la capitale de l’Etat du même nom. Nous empruntons une route secondaire dans le but d’aller voir le Popocatepetl d’un peu plus près. Après quelques heures de combat acharné avec le GPS, nous rebroussons chemin pour reprendre la route principale mais avec la satisfaction d’avoir pu voir le « Popo » de tout près et sans nuage!




La route du sud entre Puebla et Oaxaca serpente dans des montagnes verdoyantes d’où dépassent parfois des cactus de la taille d’un arbre. Et encore une fois, défiant les prévisions météo, la pluie nous épargne et les nuages rendent le spectacle encore plus beau.







Sur notre route, se dresse le Temple de Santo Domingo. Perdu dans la Sierra de Oaxaca, dans un petit village sans prétention, Santo Domingo nous apparait incroyablement démesuré.



Nous voilà pour deux jours à Oaxaca dans l’état de… Oaxaca. Après quelques minutes à vagabonder dans les rues, sous une chaleur écrasante, Puebla, pourtant bien plus peuplée, nous parait bien tranquille en comparaison de l’ambiance qui règne ici! Les rues sont noires de monde, les trottoirs sont pris d’assaut par tout un panel de vendeurs, restaurants ambulants, musiciens, des clowns amusent les passants et le Zocalo (place centrale) est monopolisé depuis 215 jours par des manifestants réclamant plus de justice sociale, moins de corruption et la libération de leurs camarades de lutte. La ville est également connue pour sa gastronomie et l’état pour son Mezcal. Nous ne nous sommes pas fait prier et avons englouti un « Mole » avant de courir à notre motel afin d’échapper à notre tout premier orage tropical. Et là, à l’abri du déluge qui s’abat sur la ville, on se regarde et on se dit que le jour où ça nous tombe sur la bourriche pendant qu’on roule, on fera moins les malins!





Le marché




Cathédrale de Oaxaca







Templo de Santo Domingo

Le lendemain, nous sortons un peu de la folie de Oaxaca afin de nous rendre à Monte Alban. Ancienne ville Zapotèque, classée Patrimoine Mondial de l’UNESCO, Monte Alban surplombe Oaxaca. Nous nous régalons du site, qui jouit d’un emplacement idéal pour admirer les vallées alentours et nous en apprenons un peu plus sur ces peuples qui ont érigé de tels monuments. Ils avaient donc du goût pour construire leur ville, c’est indéniable. Ils n’étaient pas en reste, en terme de bons goûts, pour démontrer le respect qu’ils portaient à leurs ennemis, et plus particulièrement, à leurs parties génitales dont ils aimaient répandre le sang dans le but de fertiliser leurs cultures.









Et pour notre dernière soirée à Oaxaca, nous retournons dans la folie du Zocalo boire une horchata, reprendre un dernier Mezcal et nous assistons à la sortie d’un mariage haut en couleur sur le parvis du Temple Santo Domingo.

Nous prenons la direction plein sud vers Mazunte, petit village de pêcheurs en bord de Pacifique, épargné par le tourisme de masse et qui propose de multiples hébergements à petits prix. Après quelques heures de route, nous nous approchons du Pacifique. Il fait moite, la forêt se densifie, les moustiques et les cocotiers sont au rendez-vous. Et comme nous sommes de sacrés veinards, il fait beau et notre premier contact avec l’Océan sera un poisson à la plancha dans une paillote face à la mer, à Puerto Escondido. L’opération « On a a peu honte mais que c’est bon » se poursuivra à Mazunte. L’ambiance y est plutôt baba-cool, l’océan dépasse les 26°c et du haut de la Punta Cometa, les couchers de soleil sont loin d’être dégueux!













Vous nous croyez si on vous dit que ça fait 4 jours qu’on est peinards, pieds et torses nus, dans notre cabane au milieu des palmiers, à 100 mètres de la plage?

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4 Comments

  1. Hey amigos¡¡¡ como la están pasando? todavía en México? nos conocimos en Punta Cometa suban nuestras fotos jejeje
    Saludos y mucha suerte¡¡¡¡

  2. C est toujours aussi passionnant !!! Photos, textes , je deviens Addict. Bonne route en attendant impatiemment la suite

  3. Et comme dirait Camillou : »elle est pas belle la vie ? » !!!

  4. Quatre jours à glander et sans rouler!!
    Attention on se relâche…

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