Quand une emmerde arrive…

… ça n’est souvent que le début. La loi des séries, ça vous parle? Tout un chacun aura déjà testé cette loi aussi perverse qu’irrationnelle. Celle que l’on conclut souvent par un « c’était pas ma journée », voire « En voilà une semaine à oublier » ou même pire « Vivement l’année prochaine! ».

Tout commençait si bien. Nous sortions d’une magnifique balade au coeur du Salar d’Uyuni où nous avions « ridé » le ciel, assisté à un des plus beaux couchers de soleil de notre vie, puis fini par un nettoyage de nos bécanes dans un pittoresque et tranquille village bolivien, sous un soleil de plomb, fouetté par un vent qui consuma définitivement ce qui restait d’eau dans notre épiderme et sous le regard impressionnant de volcans partiellement enneigés. Des moments inoubliables comme nous en vivons depuis plus de 7 mois maintenant. Tout commençait si bien…

Après un réveil bien matinal et un petit-déjeuner au café instantané, nous remontons sur nos bécanes en pleine forme mécanique, et bien décidés à ce qu’elles le restent le plus longtemps possible. Le Chili ou la promesse de routes asphaltées, n’est qu’à quelques kilomètres et malgré le plaisir que nous avons pris sur les chemins de Bolivie, un petit retour à la douceur d’une route goudronnée devrait soulager nos popotins et nos motos fatiguées.

Le temps est au beau fixe, la tôle ondulée n’est pas trop coriace et les lamas paissent tranquillement sous le soleil ardent et déjà bien haut dans le ciel lorsque la « titine » de Mathieu (c’est comme ça qu’il appelle sa fidèle GS) cale brutalement pour ne plus redémarrer. Après une clope ou deux, fumés en faisant les 100 pas autour de sa moto, Mathieu tient son verdict: « il n’y aucune raison que ce soit autre chose que le Sensor de ma bécane ! ». Alors le Sensor dont parle Mathieu, c’est un capteur qui envoie une information à la machine pour lui indiquer la position des pistons, information qui permet de gérer l’allumage et l’injection. Démontage donc… pour vérification. Vérification qui s’avère néanmoins difficile car Mathieu, qui a déjà eu affaire à cette pièce dans un passé proche, l’a rafistolé à coup de dénudage, bidouillage, filetage et scotchage. Aussi bordélique qu’elle ait pu nous apparaître, cette réparation fonctionnait, jusqu’à ce jour. De cette casse ancienne, Mathieu garde au fond de ses caisses un autre capteur qu’il s’était fait envoyer de Roumanie mais qui s’était avéré à priori défectueux, ayant provoqué une belle explosion et un arrêt soudain de sa titine. Une mauvaise information peut effectivement provoquer des dégâts… n’est-ce pas BFM?
Bref, le temps passe sous le soleil bolivien, nous accablant tellement que nous avons l’impression d’être arrêtés pile-poil sous le trou de la couche d’ozone, lorsque déboulent les motards polonais croisés la veille. Le temps de leur expliquer notre problème, de s’assurer qu’ils n’ont pas un capteur qui traine quelque part dans la voiture qui les suit pendant leur périple, qu’ils repartent illico. Il faut dire qu’il y a, dans la voiture, un de leurs copains nécessitant l’accès à des soins que seul le Chili voisin peut procurer!
Pour nous le verdict est plus long à déterminer mais il finit par tomber: le capteur est mort… Le pneu de la pétrolette de ce pauvre type qui vient d’arriver à notre hauteur aussi, dirait-on. Pendant que Chris et Matthieu réfléchissent à comment faire un capteur avec deux capteurs cassés, Tibo part aider ce brave homme dont les effluves d’alcool pourrait enivrer un pilier de bar des kilomètres à la ronde. Il repart une heure plus tard zigzagant vers San Juan, heureux comme un pape qui aurait abusé du vin de messe. Puis sur les conseils de Pamela, Mathieu remonte le capteur roumain espérant que sa mésaventure d’il y a quelques mois n’était que le fruit d’un malchanceux hasard. Logique peut-être bien féminine mais qui s’avéra implacable: la moto redémarre et c’est avec soif, au sens propre comme au figuré, que nous repartons vers la frontière, quelques 40 kilomètres plus loin.
Une de caisses de Chris ne l’entend pas de cette oreille et considérant que nous n’avons pas passé suffisamment de temps au milieu de nulle part sous un soleil écrasant, elle se fait la malle, normal pour une valise, et déverse son contenu au milieu du chemin en n’oubliant pas de casser l’attache qui lui sert de fermeture… de mieux en mieux. Chris n’a pas le temps de lui faire comprendre son désappointement par quelques injures bien senties car un 4×4 à touristes déboule et menace l’intégrité de ses affaires répandues ça et là. Rangement effectué et sangle calée afin de ne pas laisser échapper le moindre effet, nous repartons… encore. Pour quelques kilomètres seulement.
La tôle ondulée dont les sillons se sont accentués au fil des kilomètres ont fini par avoir raison de l’amortisseur arrière de la V-Strom. Dans une odeur nauséabonde, celle de l’huile de fourche se répandant et fumant au contact du pot, Tibo s’arrête et, connaissant déjà le verdict, pose son cul par terre pour s’allumer une clope et déclare, fataliste: « C’est mon tour. Je crois que le Chili ne veut pas de nous! ». Ou peut-être est-ce plutôt la Bolivie qui réclame son dû à la Pachamama? Voyager sur le Salar en pleine saison des pluies, ça se paie mon p’tit père…
Nous sommes en fin d’après-midi et le temps nous est compté. Stoppés au milieu des montagnes arides, fouettés par un vent d’ouest sec et intense, sans eau et sans rien à se mettre sous la dent, nous nous en remettons à la bonne volonté d’âmes charitables présents à la frontière, afin de remorquer la moto jusqu’à la frontière, car sur cette route, passé 15 heures, les seules âmes que nous rencontrons sont les lamas broutant les quelques végétaux survivants au milieu des plaques de sel et des coraux fossilisés. Chris fonce donc, plein d’espoir vers cet objectif qui ne s’avéra n’être qu’une chimère. Point d’âme charitable en ces contrées désertiques mais des hommes tout simplement. On lui raconte n’importe quoi, n’osant pas lui dire non et préférant le faire patienter pour des raisons obscures et dénuées de toute logique ou pour lui demander des sommes extravagantes pour un simple aller-retour d’une cinquantaine de kilomètres tout au plus. C’est un Chris fâché par tant de mépris que retrouvent les 3 comparses, aussi secs maintenant, que la végétation ambiante. Il nous faut trouver un endroit où passer la nuit et nous nous rappelons avoir passé une ferme isolée quelques kilomètres en arrière où un homme avait répondu par un salut cordial, à nos amicaux coups de klaxons. Nous faisons demi-tour vers cette modeste masure qui s’avéra être plus qu’un refuge pour 4 voyageurs assoiffés et affamés. En plus de nous offrir une place pour planter la tente, nous nous sommes vus offrir un thé accompagné de succulentes galettes et un repas chaud à base de viande de lama séchée. Encore une preuve que le générosité ne se mesure pas au contenu du porte-monnaie et que de petits malheurs jaillissent de grand bonheur. Nous passons une des soirées les plus authentiques de notre voyage, une nuit paisible et un réveil incroyable au milieu des lamas. Nous avons même le droit d’assister à une naissance et à quelques ébats, moins rares ceux-ci. Il faut dire qu’ils passent leur temps à baiser ou à attendre leur tour. Ils auraient tort de se priver, quand on vit les uns sur les autres, on finit logiquement à finir les uns dans les autres. Si ça peut éviter les conflits…

Ces bons moments ont eu le mérite de nous remotiver et puisqu’aucun véhicule ne souhaite nous remorquer, nous ferons la route nous-même, quand bien même Tibo devra rouler doucement assis sur un ressort qui lui donnera l’air d’être assis sur le cheval d’un vieux manège. Drôle en fin de compte… surtout vu de derrière.
Nous passons la frontière chilienne assez aisément et prenons la direction de Calama où nous espérons trouver un nouvel amortisseur ou au moins le commander. Les premiers paysages chiliens ne nous changent pas vraiment des paysages boliviens hormis le fait qu’ils nous semblent plus exploités. En effet, nous rentrons dans une sorte de mine géante à ciel ouvert. Ces montagnes arides et désertiques, aux couleurs multiples passant du blanc au rouge dans un nuancier incroyablement serré, regorgent de minerais dont l’extraction représentent une manne économique non négligeable. L’asphalte tant espéré, surtout au regard de l’état du train arrière de la V-Strom, mais aussi celui de son propriétaire, laisse parfois place à un revêtement aussi pourri que celui rencontré en Bolivie mais aussi et c’est une nouveauté, à du fesh-fesh, sable léger et fin, qui nous amuse autant qu’il nous trahit.

L’entrée dans Calama s’avère surprenante. Première ville rencontrée depuis le passage de la frontière, nous prenons de plein fouet le gouffre qui existe entre le pays le plus pauvre et celui le plus riche de l’Amérique du Sud. A Calama, sauf rares exceptions, les voitures n’ont pas plus de 10 ans, elles roulent au SP98 lorsqu’en Bolivie il est difficile de trouver de l’essence au-delà d’un octane 84. Nous en abreuvons les bécanes qui n’en demandait pas moins. Les routes sont goudronnées à la perfection, aucun nid-de-poules n’est là pour vous mettre les épaules au niveau des oreilles et le bassin entre vos deux omoplates. Même les chiens errants, toujours en nombre, ont l’air bien nourris et aiment plutôt les câlins quand, du Mexique à la Bolivie, ils sont plutôt peu enclins à accepter la main de l’homme synonyme souvent de sévères roustes ou jets de pierre. Malheureusement pour nous, le prix des hôtels s’en ressent également et nous ne savons pas encore combien de jours nous allons devoir y rester. Ce n’est pas bien grave, nous nous rattraperons sur nos futurs campings sauvages que le sud chilien et argentin nous promettent! Après deux jours à se reposer dans un bon lit douillet, Pamela et Matthieu repartent sur la route. Nous leurs promettons de les rattraper tôt ou tard sur la route vers Ushuaia que nous devrions rejoindre ensemble avant la fin février, début de l’hiver là-bas… là où tout est neuf et tout est sauvage, libre continent sans grillage, ouhouhou ouhouh… euh ouh ouh!! Ça va pas non? ouais bon…

C’est que ça rend un peu débile d’attendre un amortisseur pendant 7 jours coincés dans une ville où, à part prendre son petit-dejeuner dans une taverne allemande, et boire des bières dans un pub de métalleux (ceci dit, super bien le bar), les activités sont peu variées. Alors quoi? Alors, on reprend un bol d’air de modernité en allant se balader dans un grand centre commercial qui n’est pas sans rappeler ceux rencontrés aux Etats-Unis pour y acheter un chargeur pour Mac perdu en route, et puis on mate tous les zappings manqués depuis début janvier et du coup, on chiale. On chiale parce que c’est triste la connerie, on chiale parce que c’est beau un pays qui se rassemble mais on chiale aussi en se disant que ça risque de ne pas durer. Mais on se marre aussi. On se marre parce qu’il y aura toujours ceux qui voudront nous faire rire malgré le poids des événements, on se marre parce que, parait-il, ça nous fera vivre plus longtemps… On se marre tout simplement, parce que c’est le plus beau bras d’honneur à ceux qui veulent nous faire chialer! Et puis pour partager, on appelle la famille, les copines et les copains, ça prend du temps mais du temps, on en a à revendre ces jours-ci, alors on se fait plaisir car bientôt, nous l’espérons, la route reprendra le dessus.

Une semaine après avoir découvert Calama, et les lits superposés de la chambre 8 de l’hôtel Casablanca, qui nous auront cassé le dos finalisant ainsi le travail de démolition entamé par la tôle ondulée bolivienne, la V-Strom est enfin pourvu d’un tout nouvel amortisseur arrivés par avion direct de Santiago. Tibo va pouvoir arrêter de faire le pitre sur sa motocyclette en tentant d’imiter le kangourou et nous allons pouvoir enfin reprendre la route vers le Sud et tenter de rattraper Matthieu et sa douce en chemin.

Avant le sud, direction l’Est vers le nord-ouest argentin. Nous avons ouï dire que cette région valait bien une visite, nous irons donc voir par nous même si nous sommes d’accord. Le chemin vers le Paso de Jama, poste frontière chilo-argentin nous emmène au travers du désert d’Atacama, la région la plus sèche du globe. Depuis Potosi en Bolivie, nous parcourons des montagnes arides et peu de végétation poussent dans cette région du monde même s’il y pleut pendant quelques mois dans l’année. Se rapprocher d’Atacama, c’est franchir un palier supplémentaire dans un monde à part. Il n’y a pas grand chose qui peut survivre à un déficit en eau pouvant dépasser aisément une année entière et où le vent chaud assèche tout ce qui pourrait être tenté d’y survivre. Parcourir Atacama, c’est visiter la Lune en plein jour puis sauter sur Mars en quelques kilomètres. C’est contempler des canyons que l’absence d’eau semble figer à tout jamais puis perdre de vue l’horizon en contemplant son immense salar accablé de chaleur. C’est aux portes de cet enfer (un paradis pour les yeux) que San Pedro de Atacama survit grâce au tourisme que cette région génère. La ville aux maisons de terre, n’a rien d’autre à offrir, q’une quantité ahurissante d’hôtels, d’auberges et de campings en tout genre ainsi qu’un nombre considérable de restaurants, d’agences touristiques et banques de change. Difficile, dans la foule présente dans les petites rues de San Pedro, de trouver des locaux parmi tant d’européens, d’asiatiques et d’américains hispanophones, anglophones ou lusitaniens! Bon… on traîne pas ici, ça risque de nous couter un bras et quelques maux de tête de lendemains de fêtes sinon!

La suite de la route vers l’Argentine nous réserve de belles surprises. Nous roulons maintenant à plus de 4.000 mètres d’altitude et flirtons avec quelques volcans ou montagnes enneigés. A notre gauche, nous admirons une partie du Sud Lipez en Bolivie dont nous avons abandonné l’idée de traverser eu égard à la difficulté que cela représentait. L’ayant parcouru avant nous, chacun de leur côté, Jesse et Peter ont qualifié cette traversée de « parcours le plus dur de leur vie » … quand on s’est rappelé qu’ils avaient, en plus, des bécanes plus légères que les nôtres et une expérience plus aguerrie, le calcul fut vite établi même si l’envie était là. Et puis, les flamands roses promis à celles et ceux qui traversent le Sud Lipez, nous ont fait la joie de venir nous faire coucou sur le bord de notre route. Nous admirons le spectacle tout en se demandant ce qu’ils peuvent bien faire ici dans des endroits si arides et inhospitaliers.

La frontière est là. Les formalités accomplies en 30 minutes, nous rentrons en Argentine avec l’envie de se dégotter un endroit où camper au calme loin de toute nuisance citadine. Nous avons de l’eau, du café, des barres céréalières et des soupes chinoises, tout ce qu’il nous faut pour admirer les étoiles, perchés à 4.000 mètres d’altitude. L’orage qui vient s’abattre sur nous en fin de journée en décide autrement et nous nous trouvons finalement une chambre dans un hôtel de la petite ville boueuse de Susques. Cela fait partie du jeu et ça nous fait plus marrer qu’autre chose, surtout que c’est la fête à la Vierge d’on ne sait plus quoi, et que cela nous permet d’observer qu’ici aussi, on boit pour faire la fête!

Ce qui nous fait moins rire par contre, c’est l’indication « j’ai un problème, merci de vérifier au plus vite chez un concessionnaire BMW » qui s’est affiché sur le compteur de la BMW de Chris en arrivant à Susques. Et les mèches dans le pneu arrière de la V-Strom qui affichent elle, une forme plus que moyenne en laissant s’échapper de manière faible mais continu l’air contenu dans le pneu. Bref… Elle était bien cette journée alors les emmerdes, on les garde pour le lendemain matin!

Rien n’a changé au réveil si ce n’est qu’il fait jour. Bon, le pneu manque un peu d’air mais ça devrait tenir jusqu’à la prochaine station service, la BMW est toujours en panique mais elle tourne. Nous prenons donc la direction de Salta, étape potentielle 350 kilomètres plus au sud devenue obligatoire afin d’y visiter l’édifice germano-argentin « Berlin Motors » dans le but de faire passer un IRM à la BM.

Se rendre à Salta, c’est passer de 4.000 mètres dans des montagnes arides à 1.500 mètres d’altitude dans des montagnes verdoyantes dont les odeurs ne sont pas sans nous rappeler notre pays d’origine. C’est une drôle de sensation de retrouver des forêts de climats tempérés après des mois de forêts tropicales et de montagnes arides. C’est l’été dans cette partie du globe alors un peu comme un mois d’août en France, les températures grimpent aisément au-dessus de 30° et c’est en traversant la ville de San Salvador de Jujuy, 100 kms au nord de Salta, que Chris comprend d’où vient le problème sur sa bécane. Le ventilateur ne se déclenche plus et la température du moteur grimpe dangereusement. Arrêt obligatoire donc. Tibo en profite pour remplacer les mèches défaillantes de son pneu puis nous repartons vers Salta à allure constante pour éviter une nouvelle surchauffe pour Chris. Nous sommes aidés par un bel orage d’été, celui qui vous inonde en 10 minutes à base de pop pop pop pop et pour le hip-hop je développe: de grêlons donc.

Nous sommes samedi. Nous ne sommes pas en Bolivie ici et le samedi « Berlin Motors » ferme ses portes à 13 heures. Nous sommes bons pour rester deux nuits à Salta afin d’attendre la réouverture du lundi matin et connaitre le verdict de l’IRM. Et parce que Salta est touristique et que nous sommes en plein mois d’août argentin, les hôtels sont chers mais surtout complets. Nous prenons donc la direction du camping municipal, à première vue complet lui aussi mais à priori, on peut toujours se trouver une place. Alors le camping municipal, c’est d’abord une énorme piscine municipale. Il faut croire que c’est devenu un camping, le jour où les vacanciers ont préféré garer leur voiture à l’intérieur et planter la tente la nuit pour éviter de faire la queue le lendemain. En pleine journée, il vous suffit d’imaginer ces images de piscines prises d’assaut au Japon, d’en faire un mix avec les plages pas bien larges de Méditerranée le 15 août, pour vous faire une idée de ce qu’est la piscine municipale de Salta.

Nous passons dimanche à nous protéger du soleil sous notre bâche tendue car, comme toute tente qui se respecte, la notre est devenue invivable dès que les premiers rayons du soleil ont tapé dessus. Nous rangeons un peu nos affaires, lavons deux-trois paires de chaussettes puis dès que la température atteint les 30°, à 10 heures donc, nous ne bougeons plus jusqu’à ce que ça redescende, 18 heures. Le temps pour Chris d’en apprendre pas mal sur le fonctionnement de sa BMW et d’en finir avec les hommes préhistoriques de J.Hauel et Tibo de s’émouvoir des lépreux de l’île de Spinalonga. En d’autres termes, on glande à la piscine municipale surfréquentée de Salta…

Mais une journée sans emmerde en ce moment, est une journée où il manque quelque chose alors pour contrecarrer le manque, Tibo part se promener au centre ville, manière de ramener quelques photos du centre de Salta pour agrémenter ce blog puis de se dégourdir les jambes. Au retour, Tibo passe dans des quartiers un peu populaires, comme à son habitude, les gens qu’on y croise ont souvent beaucoup de choses à raconter, les enfants sont bavards et les conversations enrichissantes. Souvent, on tombe sur des papis ou des mamies dont les yeux pétillent et qui vous illuminent la vie. Parfois, on tombe sur des lourds-dingues, un peu « borrachos » mais dociles et avec qui on se prend à rire. Rarement, on tombe sur un connard qui vous taxe une clope, fait mine de disparaître pour vous arracher ensuite votre appareil photo. Un appareil photo, on y tient alors on s’y accroche parce que dedans, il y a les regards des vieux, les rires des gosses, les dents pourries des « borrachos », le sourire de nos hôtes et même des bébés lamas. Il y a les copains sur leur moto, les flamands roses, les montagnes rouges, les déserts blancs, le ciel bleu et la piscine de Salta.
S’y accrocher comme on s’accroche à ces souvenirs n’aura pas suffi, voilà pourquoi, peu de photos concluent cet article. Mais ces images nous les avons en tête et ça aucun connard ne pourra nous les voler.

Alors c’est vrai, quand une emmerde arrive, y’en a souvent derrière qui suivent mais à bien y regarder elles ont souvent débouché sur de bons moments et aucune n’a su remettre en cause la continuité du voyage. Nous sommes sur le point de récupérer la moto de Chris avec un ventilateur tout neuf et Ushuaia est dans notre ligne de mire… A nous la terre de Feu et sus aux emmerdes!

Les paysages vers le Paso de Jama















Des flamands roses… si, si! En tout petit par contre…


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10 Comments

  1. Un peu de retard dans la lecture, j’attaque la suite qui devrait être plus réjouissante.
    En tous cas, tout ça restera de bons moments à raconter plus tard.

  2. C est Chirac qui disait que les ennuis volent en escadrille….
    J ai vécu une aventure de ce style lors d un voyage en Bolivie. Un Leica M6 Argentine et deux optiques leitz disparus avec toutes les pellicules.
    Bon courage Tibo et j espère que vous pourrez continuer à faire de superbes photos des paysages sublimes. Basta Lego.

  3. Bien prenant la publication, j ai pas pu la lâcher. Et vive les emmerdes! Ca donne les meilleurs souvenirs ;)
    La bise

  4. Bon finalement au total des emmerdes vous êtes qd m largement gagnant
    C est qd m dommage pour les photos surtout qu elles sont de mieux en mieux

  5. Martine Bulot Patric Dugenne

    Salut les garçons !! que de déboires! mais que d’aventures ! dites-nous, c’est quoi cette histoire de lamas qui dorment les uns sur les autres donc forcément…… !!!!! LOL Bisoussss

  6. Ben merde alors, quand ça veut pas, ça veut pas !
    Heureusement demain il fera jour…

  7. C’est de la bombe bébé

  8. Que c’est bon de vous lire, même quand c’est la merde!
    Vous nourrissez nos rêves d’aventures et êtes malgré tout des chanceux….
    courage, la roue tourne! pfff
    Le bisou de nous tous

  9. Et merde … quel connard ! Biźzzzzz

  10. Allez courage les gars les galères vont forcément s arrêter. On est de tout cœur avec vous !!! Bonne chance

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